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Une année scolaire s’achève chaudement ! Bonnes vacances à tous !

Vacances

Si nous devons résumer l’évolution de nos conditions de travail au cours de l’année scolaire, nous pouvons avoir le sentiment que les difficultés s’accumulent sans réelle perspective d’amélioration.

L’inclusion scolaire sans moyens suffisants et reposant sur une loi inadaptée à de nombreuses situations, engendre de nombreuses souffrances, avec un personnel éducatif totalement désemparé car il n’y a pas de solution satisfaisante.

Le problème récurrent des remplacements de collègues en congés provoque des difficultés réelles au sein des équipes éducatives pour accueillir de manière satisfaisante des élèves parfois sans professeur durant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

L’instabilité professionnelle touche de plus en plus de collègues avec chaque année son cortège de fermetures de classes, mettant à mal l’organisation pédagogique, et dégradant toujours un peu plus le taux d’encadrement.

Le Rased poursuit son régime minceur avec des moyens nettement insuffisants, et des postes de psychologues scolaires toujours non pourvus.

L’accueil d’élèves à besoins particuliers suit sa courbe de croissance, mais aucune mesure compensatrice n’est envisagée pour soulager la surcharge de travail au sein de la classe.

Enfin, comme si nos conditions de travail n’étaient pas suffisamment difficiles, pour finir cette année scolaire éprouvante pour de trop nombreux collègues, la météo s’est invitée à la partie. Ce n’était pas vraiment une surprise pour le citoyen lambda, mais pour notre administration, vu le degré d’improvisation, elle avait sans doute espéré une vague de chaleur après le 3 juillet.

Ainsi, au vu de l’explosion de fiches de signalement de collègues, bien qu’il n’y ait pas de température maximale précisée dans le code du travail, et nous ne pouvons que souhaiter que cela évolue, on peut avancer qu’au-delà de 30°C, on ne peut plus maintenir une activité normale dans nos classes, mais seulement garder des élèves avec une certaine appréhension, la santé de chacun pouvant être mise à mal. Bref nous pouvons affirmer que l’argument de la continuité pédagogique pour justifier le maintien des classes ouvertes a été mis à mal.

Aucune température maximale légale n’existe, mais l’INRS signale un risque dès 30 °C pour un poste sédentaire et dès 28 °C pour une activité physique.

Dans une démarche de prévention des risques, l’OMS a fixé des seuils de température à surveiller. Avec pour préconisations de ne pas dépasser 32°C.

L’Education nationale, elle, nous conseille de chercher la fraîcheur et penser à s’hydrater !

Le SNALC, même s’il ne croit pas en retour des mesures répondant pleinement aux difficultés que je viens d’évoquer, ne se privera pas d’informer notre Dasen dès la rentrée de l’inexorable dégradation de nos conditions de travail.

Ecouter, Consulter, Informer, Alerter, Proposer. Tout au long de l’année le SNALC n’a cessé d’agir en votre faveur.

Les représentants du SNALC vous souhaitent à tous des vacances amplement méritées.

Jean-Marc Fournier, responsable SNALC Auvergne 1er degré

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