Sans être alarmistes, la répétition des épisodes caniculaires qui gagnent en intensité et en précocité risque de moins en moins de nous surprendre.
Et pourtant, notre administration fait bien preuve d’une impréparation la plus totale.
On nous ressort des cartons les éternelles consignes infantilisantes : penser à s’hydrater, fermer les volets ou les stores (quand il y en a), rester à l’ombre, éviter les activités physiques, … au cas où quelque inconscient collègue n’y aurait pas pensé !
Lors d’une rencontre ministérielle (le 18 juin) sur la question climatique, le ministre demande aux préfets, en lien avec le maire, d’agir au cas par cas (lieu, bâti, capacités d’accueil). La direction d’école peut faire remonter des alertes par la chaîne hiérarchique.
Le SNALC demande la nécessité d’avoir un cadrage sur les fermetures d’écoles et d’établissements, car il n’y a aucune harmonisation locale. Il faudrait, à minima, des consignes départementales.
En effet, devant le flou décisionnel, chaque municipalité applique sa recette, souvent sans concertation avec les premiers concernés, c’est-à-dire nous les enseignants.
Nous n’arriverons à rien sans évolutions structurelles importantes nécessitant des investissements. La santé des élèves et des personnels, ainsi que les conditions de travail en classe et pendant les épreuves d’examen, ne peuvent relever d’un simple bricolage.
Enfin une question se pose. Quelle limite du thermomètre semble acceptable avant que nous soyons en légitimité de faire valoir notre droit de retrait ? Car si notre administration choisit la facilité de faire porter la responsabilité aux municipalités, elle oublie que son rôle d’employeur est aussi de prévenir et protéger son personnel.
Aucune température maximale légale n’existe, mais l’INRS signale un risque dès 30 °C pour un poste sédentaire et dès 28 °C pour une activité physique.
N’hésitez pas à nous faire part de vos situations d’exercice que vous jugez critiques, vos témoignages nous seront précieux pour en faire part à la DSDEN.
Le registre SST vous permet aussi de signaler toute situation préoccupante pour votre santé et votre sécurité.
Jean-Marc Fournier, responsable SNALC Auvergne 1er degré





