CONSTAT
La baisse démographique aura ainsi servi à justifier les près de 80 fermetures de classes dans notre académie, sans concertation, sans dialogue. Au-delà des postes à rendre, nos Dasen ont aussi créé des postes de CPC (Conseillers pédagogiques de Circonscription) et de PAS en fermant des classes.
CONSEQUENCES
Intéressons-nous concrètement aux conséquences d’une fermeture de classe car derrière les chiffres comptables la réalité est tout autre.
Prenons en premier exemple une école urbaine de 9 classes passant à 8 classes. Ainsi on passe d’un taux d’encadrement de 20,5 élèves par classe à 23 élèves par classe. Mais on ne peut répartir les élèves sans tenir compte des niveaux. Un véritable casse-tête pour la répartition avec sans doute des tensions au sein de l’équipe. Avec les imprévus de la rentrée et les arrivées en cours d’année, on aura sans doute des classes s’approchant des 30 élèves. Toute l’organisation pédagogique sera à revoir, certains projets suspendus. De plus la direction d’école passera d’une demie décharge à un tiers de décharge souvent pour quelques élèves en moins.
Prenons pour autre exemple une école rurale avec un RPI de 3 classes sur 3 communes. Suite à la fermeture d’une classe, c’est une école qui ferme. Cela met en péril la survie du RPI tout entier car rien ne garantit que les enfants de la commune concernée par la fermeture n’iront pas poursuivre leur scolarité dans un autre école que le RPI. Ainsi, en fermant une classe, c’est le RPI tout entier qu’on condamne à moyen terme.
Ajoutons qu’avec des situations parfois complexes d’inclusion scolaire, le manque de remplaçants, un Rased en voie d’extinction, un manque d’AESH et de psychologues scolaires, il est probable que l’année prochaine soit une année éprouvante pour de nombreux collègues.
L’AVIS DU SNALC
Encore une occasion manquée pour profiter de la baisse démographique afin d’améliorer nos conditions d’exercice. Par l’action de notre administration, partout où nos écoles subissent des fermetures de classe, notre système éducatif se dégrade un peu plus.
Le SNALC qui alerte depuis longtemps sur la détérioration de nos conditions de travail, ne peut que déplorer cette politique de cassage… en force.
Jean-Marc Fournier, responsable Snalc Auvergne 1er degré





