L’annonce est tombée brusquement. Après le vote du budget à l’assemblée nationale, il a été décidé la suppression de 3 256 postes d’enseignants, dont 1 891 dans le 1er degré et 1 365 dans le second degré.
Sous couvert de baisse démographique, cette coupe massive va entraîner inévitablement des fermetures de classes voire d’écoles pour le premier degré, et des classes aux effectifs encore plus chargés dans le second degré.
Dans notre académie, ce seront 91 postes en moins, 49 pour le premier degré et 42 pour le second degré.
Nous avions signalé dès le mois de novembre qu’il serait opportun de profiter de la baisse démographique pour améliorer nos conditions de travail et nous rapprocher des standards européens. Notre ministère n’a visiblement pas partagé notre point de vue.
Alors que nos conditions d’exercice ne cessent de se dégrader avec des gestions de classes de plus en plus compliquées au vu d’un nombre croissant d’élèves à besoins particuliers, derrière des chiffres et des virgules de notre ministère, les fermetures de classes vont casser des organisations pédagogiques, créer une instabilité des équipes, provoquer des tensions au sein d’une école , d’un collège, d’un lycée, ajouter un stress supplémentaire à de nombreux collègues menacés de perdre leur poste et scléroser davantage le mouvement. C’est également le recul d’un service public régalien dans nos zones rurales.
Le 2 février devrait se préciser les décisions lors du CSA académique qui se tiendra au rectorat quant à la répartition de ces suppressions de postes.
Le Snalc, dès à présent, se mobilise pour faire face aux annonces et se tient à votre écoute pour défendre au plus juste les situations locales en CSA départemental.





