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Titularisation des AESH : le ministre dérape

En effet, Madame Nadège ABOMANGOLI, rapporteur de la proposition de loi visant à créer un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les AESH (2) demandait au ministre de cesser de voir les AESH comme des femmes à tout faire. Créer un corps de fonctionnaires pour ces personnels qui remplissent une fonction essentielle, pérenne et exigeant des compétences spécifiques est plus que légitime. Comment prétendre développer l’école inclusive si les agents publics qui sont en première ligne ont des conditions d’emploi et de travail extrêmement précaires (temps incomplets, salaires indigents, manque de formation, cumul d’activités, essor des AESH privés…) ? Après avoir ironisé sur le goût et l’apparence du progrès de la proposition de loi, le ministre a affirmé qu’actuellement 80% des AESH n’étaient pas titulaires du baccalauréat et que beaucoup d’entre eux n’avaient pas la nationalité française.

Or, ces deux conditions sont nécessaires pour devenir fonctionnaire de catégorie B. La donnée sur la proportion de bacheliers est fausse, au moins 84% des AESH ont le bac (données ministérielles – février 2020). De plus, les deux obstacles énumérés peuvent être levés.

Enfin, toujours selon Pap Ndiaye, le ministère favoriserait le passage en CDI après trois ans d’exercice, avec des formations en appui. Là encore, à la date du 22 novembre 2022, ces deux allégations sont mensongères !

Le SNALC s’insurge contre le caractère grotesque et révoltant de la prestation du ministre


(1) https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/comptes-rendus/seance/session-ordinaire-de-2022-2023/deuxieme-seancedu-mardi-22-novembre-2022  ; 

(2) Un article sur cette proposition de loi est disponible sur le site du SNALC : https://snalc.fr/aesh-corps-defonctionnaires-cr-20221109/ 


Article paru dans la revue Quinzaine universitaire n°1471 du 13 décembre 2022

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