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Le mépris de la députée, Claire GUICHARD, envers les AESH : plus jamais ça !

Le SNALC condamne avec la plus grande fermeté les propos tenus vendredi 27 janvier à l’Assemblée nationale par la députée, Claire GUICHARD, du groupe Renaissance. Le SNALC s’insurge contre ses propos  odieux, méprisants, mensongers et révoltants !

http://https://www.youtube.com/shorts/-cDLX2dz0SQ

Nous vous livrons ci-dessous le courriel adressé par une AESH à Madame Claire GUICHARD, et nous invitons toutes et tous les AESH à en faire de même : claire.guichard@assemblee-nationale.fr

Vous pouvez également envoyer votre message aux personnes suivantes :

Enfin, n’hésitez pas à nous en transmettre une copie : aesh-avs@snalc.fr

Le SNALC saura faire bon usage de tous vos écrits dans le combat qu’il mène depuis tant d’années à vos côtés pour la professionnalisation des AESH : Un statut de fonctionnaire, un vrai salaire et l’abandon des PIAL !

Source : SNALC National


Réponse d’une AESH aux propos immondes de Claire GUICHARD, députée :

« Bonjour Madame la Députée,

 Je suis AESH depuis 2007.

J’ai un BAC +3.

Je parle français et je suis née en France (en référence aux propos tenus par le ministre de l’Éducation Nationale (1)).

Depuis plusieurs années, j’accompagne des élèves en lycée pro et donc je travaille le mercredi.

Je gagne un peu moins que le SMIC.

La grille indiciaire actuelle permet aux AESH pendant les 9 premières années d’obtenir environ 8€ d’augmentation. Connaissez-vous beaucoup de salariés bénéficiant d’une telle visibilité et progression salariale ?

Avec le PIAL, il est difficile de s’engager dans un autre travail car notre emploi du temps peut changer à tout moment.

 Je suis des formations sur le temps des vacances scolaires.

Les AESH sont payées sur 41 semaines.

Ils sont affectés sur plusieurs établissements et peuvent suivre plusieurs élèves âgés de 3 à 20 ans avec tout type de handicap et sur des niveaux allant de la maternelle au BAC. Adaptations, polyvalence et professionnalisme sont les maîtres mots de notre métier.

 Au vu de telles conditions de travail, quelle andouille je suis !!!  Pour ne pas dire un autre mot. Je reste correcte pour ne pas rajouter l’étiquette « grossière » à toutes celles que vous et le ministre vous nous  affublez.

Alors me direz-vous c’est votre choix. Assumez. Alors j’assume !

 Oui c’est mon choix d’exercer un métier que j’aime profondément.

Oui c’est mon choix de me sentir utile auprès des enfants qui en ont le plus besoin.

Oui c’est mon choix de travailler en milieu scolaire. Non pas pour les vacances comme vous l’insinuez en généralisant cette pensée à toutes les AESH mais parce que j’estime que l’école est sacrée. Elle est un passeport pour l’avenir. S’y sentir bien, y être intégré, y être reconnu, y être considéré, y être valorisé, tout cela est primordial pour tous ces enfants qui souffrent de leur handicap et je suis fière de contribuer à leur réussite.

Oui c’est mon choix car je participe à une meilleure acceptation du handicap dans la société et cela commence par l’école.

 D’autres AESH font des choix différents, celui de ne pas renouveler leur contrat, celui de démissionner et ce malgré les VACANCES SCOLAIRES ET LES MERCREDIS !!!

La conséquence de ces conditions de travail « paradisiaques » est le manque cruel d’AESH privant ainsi des centaines d’élèves d’accompagnement. Des actions en justice sont menées régulièrement par les parents pour que l’Éducation Nationale fasse son travail.

Décidément ces AESH quoiqu’elles fassent auront toujours tort.

 En tant qu’élue de la République, vous devriez reconnaître l’utilité de notre profession malgré ses conditions d’exercice et ne pas faire de tels raccourcis, et ce par ignorance sur ce sujet. Connaître quelques mamans qui font cela pour s’occuper ne permet pas de généraliser une situation. Pour rappel, nous sommes environ 130 000 AESH et accompagnons plus de 400 000 élèves.

En tant qu’élue de la République, vous devriez être choquée d’un tel traitement à notre égard.

En tant qu’élue de la République, vous devriez vous demander comment améliorer l’école qui se dégrade à une vitesse grand V. Je suis inquiète pour l’avenir car les jeunes sont l’avenir d’un pays.

 Lorsque le Président dit « On croise dans les gares les gens qui ont tout et ceux qui ne sont rien » cela n’est pas étonnant que ses supporters dont vous faites partie font part d’un tel mépris vis-à-vis des gens modestes financièrement.

Certes, je ne suis certainement pas aussi riche que vous mais je suis riche de nombreux regards d’enfants que j’ai croisés, que j’ai aidés et avec qui j’ai gardé des contacts et que je vois devenir autonomes. Je suis fière d’y avoir participé.

 Vos excuses, personne n’y croit. Les AESH sont choqués et les parents de ces enfants le sont certainement.

 Vous avez choisi d’être méprisante à notre égard alors assumez votre choix !!

 Annie, AESH »

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