Le 26 Février s’est tenue une plénière réunissant le Secrétaire Général et les membres experts de la DSDEN, les représentants du personnel et l’inspecteur santé et sécurité au travail (ISST).
Les représentants syndicaux ont fait une déclaration commune rappelant entre autres la dégradation de nos conditions de travail qui n’est autre que la conséquence de choix politiques défavorables et dont l’annonce de suppression de postes pour la rentrée prochaine ne devraient qu’amplifier nos difficultés.
L’ISST a rappelé l’insuffisance des moyens en matière de prévention. Il faudrait 4 médecins du travail et 4 infirmiers en santé au travail pour assurer les visites d’information et de prévention des 22700 agents de l’académie alors que nous ne disposons que d’un médecin et un infirmier.
En matière de prévention et d’évaluation des risques, il existe très peu de plans de prévention. Par ailleurs, dans l’Allier, un lycée et 7 collèges n’ont pas d’assistants de prévention.
L’exposition aux radiations, amiante et produits chimiques demande davantage d’experts, d’information et de formation. A ce sujet, lire le communiqué ci-dessous.
Concernant les risques psycho-sociaux, l’absence d’un psychologue clinicien dans les services académiques empêche d’établir un suivi et des outils de prévention.
Il est rappelé que l’employeur doit organiser une fois par an un entretien avec le salarié pour évoquer sa charge de travail.
Enfin l’employeur a obligation de mettre un affichage pour ses employés, présentant les différents acteurs et ressources en Santé et Sécurité au Travail.
En conclusion, notre administration ne respecte pas ses devoirs élémentaires d’employeur en matière de santé et de prévention.
Au vu des nombreuse fiches de signalement résultant d’élèves hautement perturbateurs, le SNALC rappelle que la souffrance au travail est souvent en lien avec des élèves relevant de troubles psychologiques.
Parmi les questions soumises par le SNALC, elles concernaient essentiellement la gestion d’élèves en inclusion scolaire. Le SNALC a par ailleurs demandé qu’une instance réunissant tous les acteurs de l’inclusion soit mise en place pour répondre aux trop nombreux dysfonctionnements qui engendrent de grandes souffrances chez le personnel éducatif. Une réponse sera annoncée quant à la forme à donner de cette réunion.
Enfin, pour lutter contre toute forme d’agression dont sont victimes de trop nombreux collègues, il serait utile que notre administration mette à disposition des parents une charte de bonne conduite afin que les règles élémentaires dans la relation parents-école soient respectées.
Jean-Marc Fournier, responsable Snalc Auvergne 1er degré





