Aujourd’hui le 3 avril nous avons assisté à une journée bien particulière dans l’Allier. Il y aura un avant et un après !
Le 30 mars, sans groupe de travail préparatoire comme il est d’usage depuis plusieurs années, le CSA-SD s’est terminé sur une proposition de 22 fermetures de classes sur 26 fermetures potentielles. Cette proposition, rejetée à l’unanimité par le SNALC et les autres organisations syndicales, conduisait naturellement à un second CSA-SD dit de repli.
Ce matin s’ouvrait le CDEN, boycotté par l’ensemble des organisations syndicales ainsi qu’un certain nombre d’élus puisque précédant le CSA-SD de repli qui se tenait dans l’après-midi. Pour résumer, il s’agissait de prendre des mesures de fermeture ou d’ouverture en CDEN avant les consultations en CSA-SD !
En l’absence des organisations syndicales, le CDEN a été tout naturellement ajourné et reporté au 10 avril.
Cet après-midi, nous attendions donc en CSA-SD de repli l’ouverture de discussions sur la carte scolaire entre la DSDEN et les représentants du personnel.
Dans une ambiance tendue, la directrice académique nous a annoncé que les levées de fermetures annoncées lundi 31 mars étaient revues. Ainsi, parmi les 4 écoles provisoirement épargnées (Jean Macé à Moulins, Pierre Coulon à Vichy, N Larbaud M Curie à Saint-Yorre et le RPI Contigny-Monetay, elle revenait sur sa proposition en ne levant la fermeture que pour les écoles de Saint-Yorre et Vichy.
Pour les autres écoles… rien ! « Passons aux questions diverses » nous annonce la Dasen.
Sur ce, les représentants du SNALC, FSU, UNSA et CGT ont quitté les instances.
Par cette méthode, la Dasen nous a fait la démonstration qu’elle déciderait sans aucune concertation. Pour le SNALC qui a fait, malgré un calendrier très serré, un gros travail avec les enseignants et les élus des écoles menacées de fermeture afin d’apporter des propositions argumentées pour sauver des classes partout où cela semblait nécessaire, l’amertume est grande !
Le 10 avril, date du CDEN de repli, je crains que nous ne soyons que spectateurs de mesures prises sans nous avoir consulté.
Aussi, pour répondre à la question que j’avais posé dans un précédent article, à savoir « Le dialogue social est-il rompu ? », aujourd’hui la réponse est OUI !





